The international recognition of the Armenian Genocide in the wake of the 21st century international politics took a step forward in the late hours of January the 23rd, 2012, in France when the French Parliament passed a criminal law which prohibits the denial of the Armenian Genocide by the government of the Ottoman Empire in 1915.
The French Parliaments acknowledgement of the Armenian Genocide in 2001 was followed by this honorable step to have truth prevail once more.
To celebrate this special occasion, the Mesrobian entire family was gathered in the schools playground on January 24th 2012, where the French flag was being hoisted while the French national anthem was filling the atmosphere with a sense of gratitude, respect, and joy.
Direct connections were made with the parish priest of St. Cross Armenian Catholic church in Paris and the chairman of “Hay Tad” committee for the defense of the Armenian cause in France, who both were eye witnesses of the heart filling, triumphant incident. They shared with us their profound emotions, conveying their patriotic counsel to the students.
The assembly parted with the reaffirmation and determination to be the meritorious heirs of the 1.5 million Armenians who fall victim to the challenges that our nation encounters with deep perception and strong will.
La célébration de l’adoption de la loi du Sénat pénalisant la négation du génocide arménien
Hier, le 24 Janvier le collège Mesrobian des arméniens catholiques à Bourj Hamoud, était dans un climat de fête, à l’occasion de l’adoption par le sénat de la loi pénalisant le génocide arménien.
A dix heures du matin a été hissé le drapeau français accompagné par la Marseillaise.
En présence des élèves, des enseignants et du corps administratif du collège, Mme Gariné, la responsable des activités parascolaires a divulgué le nombre des votants en faveur de la loi: 127 voix contre 86 sur un total de 237 élus. Ces 86 élus ayant voté contre le projet n’étaient pas eux-mêmes des négationnistes du génocide reconnu unanimement par la France en 2001.
A son tour, Marinée Halladjian, élève en première, a déclaré « Il est impossible de voiler la vérité ni d’emprisonner la justice dans un mur de silence »Tôt ou tard la vérité triomphera et les coupables seront jugés et sanctionnés par l’Histoire. Continuant son discours elle a ajouté : « hier était une journée de triomphe pour les deux peuples arméniens et français, la justice et la vérité ont eu le dernier mot »Marinée a terminé son discours en disant : « nous les élèves ,nous apprécions fortement cette décision du Sénat et nous soutiendrons vigoureusement cette démarche de la France, qui a ouvert une nouvelle page lumineuse dans l’histoire du peuple arménien, espérant que cette victoire en entrainera d’autres et notamment la solution globale et définitive de la Cause arménienne.
Par la suite, père Kévork Assadourian, le curé de la paroisse Ste Croix des arméniens catholiques de Paris, est entré en contact direct pour nous faire part de son témoignage au sujet des évènements du 23 janvier, félicitant la nation arménienne tout entière.
Il avait répondu à un journaliste français qui lui demandait les raisons de l’attroupement de tous ces arméniens, en disant que cette victoire historique était le fruit de leur labeur collectif, incessant afin d’apporter au peuple arménien honneur et triomphe. Il avait surtout salué le courage et l’énergie d’une octogénaire (87 ans) qui joignait sa voix à la foule afin d’apporter sa contribution personnelle, et d’ajouter que tant que nous avons des grand-mères courageuses comme celle-là, notre nation restera vivante et indestructible. A l’annonce du verdict à 23heures tout le monde a clamé « Vive la France » « on a gagné ». En s’adressant aux élèves du collège Mesrobian père Kévork a conclu en disant « vous tous grands et petits, vous êtes notre Avenir, continuez à porter le flambeau de notre Cause. »
Par la suite la parole a été donnée à l’invité d 'honneur, directeur de radio Van, M. Avo Guidanian qui a déclaré : « c’est un grand honneur pour le peuple arménien de voir la France prendre de très gros risques politiques, économiques et sociaux par amour et par respect pour la dignité de ce peuple courageux honnête et actif ».
Une fois de plus le président du bureau de la Cause arménienne de France, M. Hratch Varjabedian est entré en contact pour dire « chers élèves de Mesrobian et arméniens du Liban, cette victoire est la victoire de tout un peuple même si l’événement a eu lieu en France. Il faut fédérer et mobiliser tous nos efforts pour conquérir d’autres victoires dans d’autres pays du monde. Nous dédions cette victoire à tous les martyrs d’hier et d’aujourd‘hui de la Cause arménienne. Nous plaçons nos espoirs en cette jeunesse cultivée, éclairée et tournée vers l’avenir.
A son tour M. Grégoire Kaloust, le directeur du collège a dit le mot de la fin « aussi longtemps qu’il y aura des Erdogan héritiers authentiques des Ataturk et Jamal Bacha qui camouflent la vérité, nous lutterons de façon civilisée par la culture et le progrès en vue de la victoire définitive de la Cause arménienne. Nous nous devons d’être les héritiers des Saint-Vartan, qui ont combattu avec leur foi et leur énergie. Nous les élèves de Mesrobian de la toute petite garderie jusqu’au directeur avec le curé de la paroisse, nous invitons tous les arméniens du Liban à se diriger vers l’ambassade de France pour dire haut et fort « MERCI LA FRANCE ».
Le président du conseil des directeurs des écoles arméniennes catholiques, Mgr. Jean Teyrouzian, a clôturé la cérémonie en remerciant le peuple français qui a soutenu la qualité et non le nombre. Cependant a-t-il ajouté que nos prières n’ont pas été vaines et que nos aspirations et nos prières recevront un exaucement complet dans un proche avenir. Finalement il a terminé par la prière dominicale (Notre Père). Le 23 janvier était devenu une journée historique et inoubliable.
Cette cérémonie solennelle était l’expression d’une gratitude envers l’Etat français et de son effort persévérant et impartial, encore une fois le peuple français a prouvé à travers le parlement et le Sénat sa droiture et sa soif de Liberté, en vue de la victoire des valeurs universelles.